Etude LYMPHORAC

Au moins un patient sur quatre renonce à un soin

Objectifs de l'étude LYMPHORAC

Objectifs de l'étude

Initiée par le Partenariat français du lymphoedème (PFL), l’étude Lymphorac a été réalisée en réponse aux demandes du collège des patients du PFL en accord avec l’ensemble des membres en 2014.

L’objectif de l’étude était de quantifier objectivement le taux de renoncement au soin et ses raisons, financières ou autres..

Le renoncement au soin pour des raisons financières ou géographiques par exemple, pose la question de l’équité d’accès aux soins.

Pour ce faire, un protocole a été rédigé sous la direction du Dr Grégoire Mercier, médecin et économiste de la santé. L’étude a été baptisée Lymphorac et s’est déroulée sur six mois.

Un total de 231 patients dans 17 centres de soin ont été inclus et leurs données analysées quelle que soit la cause et la localisation du lymphœdème.

Définitions pour l'étude LYMPHORAC

Les 3 définitions à connaître

Le reste à charge

Le « reste à charge » des soins c’est ce qui reste à payer par le patient après avoir été remboursé et par la sécurité sociale et/ou par l’assurance mutuelle. C’est la somme qui, une fois le soin consommé, reste « à sa charge ». 

Voici un exemple concret :
Vous achetez une orthèse qui coûte 100 €.
Sur ces 100 €, la caisse d’assurance maladie vous rembourse 55 € et votre mutuelle 5 €.
Il reste alors à votre charge 40 € (100 € - 60 € = 40 €).
 

=> Ce « reste à charge » pose actuellement un problème dans le système de soin français car il remet en question l’équité d’accès aux soins. Il peut en effet générer pour certains un renoncement aux soins et une perte de chance pour le patient d’être soigné dans de bonnes conditions. C’est particulièrement vrai lorsque les soins sont ambulatoires, c’est-à-dire en dehors de toute hospitalisation.


L'équité d’accès aux soins

L’ équité d’accès aux soins, c’est le droit pour tous d’accéder à des soins quel que soit son revenu et son statut social.


Le renoncement aux soins

C’est lorsqu’un patient n’effectue pas un soin prescrit par un médecin soit pour des raisons financières soit parce que les soins sont effectués trop loin de chez lui le plus souvent.

On utilise alors le terme d’équité ou d’inéquité d’accès financière ou territoriale, puisque la santé est organisée en territoires géographiques.

 

Résultats de l'étude LYMPHORAC

Résultats de l'étude

Sur le nombre total des patients, 25 % d’entre eux ont renoncé au moins une fois à un soin (3). Et sur les 20 % de patients qui ont les revenus les plus bas, un patient sur deux a renoncé à au moins un soin. 

  • Les patients inclus ont une assurance complémentaire santé (une mutuelle) dans 97% des cas, 2% bénéficient de la CMU et 70,9% bénéficient d’une reconnaissance comme affection de longue durée majoritairement lorsque le lymphoedème est survenu après un cancer.
  • Concrètement, cette étude a permis de démontrer que le reste à charge moyen (2) pour un patient est de 101,4 € par mois, ce qui représente 1217 € par an. 
  • Le coût total moyen de la prise en charge est de 3 038 € par an dont 1592 € sont remboursés par la sécurité sociale et 229 € par la mutuelle complémentaire.
  • Ces sommes correspondent à un remboursement réel de 60 % du coût des soins.
    Les transports et les orthèses de compression génèrent le reste à charge le plus important .
AVML
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Documents à télécharger

Pr Isabelle Quéré, Dr Jénica Z. Pastor, Dr Valérie Clément, Dr U Rodts, Dr Grégoire Mercier au nom des investigateurs et patients LYMPHORAC
Poids: 591.33 ko
Article original en Anglais
Poids: 909.98 ko
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